La thyroïde est une petite glande en forme de papillon située à la base du cou. Pourtant, malgré sa petite taille, elle joue un rôle majeur dans notre santé globale. Elle régule non seulement le métabolisme, mais aussi l’humeur, la température corporelle et l’énergie quotidienne. On pourrait la considérer comme la « batterie n° 2 du corps », votre starter métabolique du matin, juste après les surrénales qui sont plutôt votre énergie terrestre du soir.
Dans certaines situations, on observe un phénomène paradoxal : un pic d’hyperthyroïdie suivi d’une hypothyroïdie. Mais plutôt que de considérer la thyroïde comme une cause isolée, il est important de comprendre qu’elle est souvent un symptôme de déséquilibres plus profonds. La question que nous nous posons ici est simple : comment soutenir sa thyroïde naturellement, et comment reconnaître les signaux annonciateurs d’un dérèglement avant d’en arriver à une prise en charge médicamenteuse ?
Thyroïde, métabolisme et compensation
Contrairement à ce que l’on croit souvent, l’hyperthyroïdie ou l’hypothyroïdie ne surgit pas toujours de nulle part. Dans la majorité des cas, ces dysfonctionnements sont une réponse compensatoire du corps, souvent déclenchée par :
- un leaky gut / dysbiose intestinale
- un stress oxydatif
- des carences (fer, iode, sélénium)
- une inflammation systémique de bas grade
- des maladies auto‑immunes
- un stress chronique et/ou épuisement surrénalien
- parfois une discopathie cervicale (C4‑C5, C5‑C6) qui impacte le nerf récurrent laryngé
Excepté certains cas très spécifiques (comme un excès d’iode radioactif), ces facteurs sont des pistes à explorer sérieusement lorsqu’on observe un dérèglement thyroïdien.
Hyperthyroïdie avant hypothyroïdie : une évolution fréquente
Il est assez courant que l’on observe, dans l’histoire d’un patient, une phase d’hyperthyroïdie transitoire, suivie par l’installation progressive d’une hypothyroïdie. Cela s’explique par le fait que le corps, sur‑sollicité, finit par s’épuiser et perdre sa capacité à maintenir un métabolisme accéléré.
Par exemple :
- Un stress aigu prolongé peut augmenter l’adrénaline et le cortisol, entraînant une réponse thyroïdienne temporaire.
- La grossesse est aussi un moment où le métabolisme de base s’intensifie, ce qui peut se traduire par une variation biochimique au niveau de la thyroïde.
Signaux annonciateurs d’un dérèglement thyroïdien
Au lieu d’attendre une pathologie établie, certains signes peuvent être observés en amont :
Biologiques
- Une TSH ≥ 2 mUI/L (même si la norme médicale standard est souvent plus large) peut indiquer une hypothyroïdie débutante.
- Une TSH proche de 0,5 mUI/L peut évoquer une phase hyperthyroïdienne.
Cliniques
- Troubles du rythme cardiaque
- Fatigue chronique ou baisse d’énergie
- Douleurs musculaires diffuses
- Perturbation de la température corporelle
- Variations de poids (perte avec hyperthyroïdie, prise de poids ou rétention d’eau avec hypothyroïdie)
- Gonflement de la thyroïde ou nodules
- Troubles de la déglutition, sensation de gêne au cou
- Blocages cervicaux fréquents
Un organe en dysfonction peut parfois augmenter de volume (comme dans le cas du goitre thyroïdien). Ce phénomène n’est pas isolé à la thyroïde : on le retrouve aussi dans des cas tels que l’adénome de la prostate ou l’hépatomégalie.
Comment soutenir sa thyroïde : recommandations pratiques
Un soutien optimal passe par une approche globale — biologique, nutritionnelle et lifestyle.
1. Bilan sanguin ciblé
Pour mieux comprendre votre situation, un bilan sanguin complet devrait inclure :
- TSH
- Fer, ferritine
- Sélénium
- Iode (par dosage urinaire si possible)
Ces marqueurs sont essentiels pour évaluer l’état fonctionnel de votre thyroïde et de vos réserves métaboliques.
2. Soutien alimentaire
Certains aliments peuvent aider à optimiser les apports en nutriments cruciaux :
- Noix du Brésil (environ x5 par jour) : source importante de sélénium
- Huîtres (environ 12 par semaine) : riches en iode biodisponible
- Citron à chaque repas : favorise une acidité gastrique optimale, essentielle pour l’absorption du fer
Ces recommandations ne visent pas à remplacer un traitement médical, mais à optimiser l’environnement métabolique de la thyroïde.
3. Style de vie
- Gestion du stress (respiration, cohérence cardiaque, relaxation)
- Qualité du sommeil
- Activité physique adaptée
- Suivi postural et nerveux (important dans une approche chiropratique)
Conclusion
Un dérèglement thyroïdien — qu’il soit vers l’hyper ou l’hypothyroïdie — n’est jamais un événement isolé. La thyroïde ne fait que compenser un déséquilibre plus profond, qu’il soit inflammatoire, métabolique ou lié au stress chronique.
Avant de se contenter d’un traitement médicamenteux palliatif, il est pertinent de comprendre, évaluer et soutenir l’ensemble des facteurs impliqués, afin de prévenir l’aggravation et de favoriser une meilleure qualité de vie globale.
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