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Pourquoi ne pas avoir peur de la douleur ? Comprendre ce signal du corps, l’interpréter et l’utiliser comme alliée
La douleur fait peur, dérange, freine. Pourtant, elle est loin d’être notre ennemie. Trop souvent perçue comme une fatalité ou une malédiction, la douleur est en réalité un signal précieux que nous envoie notre système nerveux pour nous alerter… à condition de savoir l’écouter et la comprendre.
Dans cet article, nous allons explorer ce qu’est réellement la douleur, comment l’interpréter avec justesse, et pourquoi il ne faut pas la fuir à tout prix, mais agir à la racine.
La douleur, un signal — pas une défaillance
Contrairement à ce qu’on croit, la douleur ne représente que 10 % de l’information véhiculée par le système nerveux. Elle n’est que la partie visible de l’iceberg. Les 90 % restants (la régulation interne, l’énergie, les fonctions vitales…) passent souvent inaperçus tant qu’ils fonctionnent correctement.
La douleur est donc un voyant rouge sur votre tableau de bord, un système d’alerte intelligent pour vous forcer à vous arrêter, observer, et chercher la cause réelle du déséquilibre.
Un message à interpréter selon le contexte
Chaque douleur porte un message spécifique, que ce soit au niveau physique, émotionnel ou organique. Prenons un exemple :
🦵 Douleur au genou :
- Mécanique : instabilité, mouvement limité
- Émotionnel : dualité, conflit interne/extérieur, difficulté à avancer ou plier
- Organique : lien avec la vésicule biliaire (VB) → mauvaise digestion des graisses, frustration, incapacité à “digérer” certaines émotions
- Nutritionnel : carences en vitamines liposolubles (A, D, E, K) ou en EPA (oméga 3)
🔁 Si on ne considère que la douleur mécanique du genou, sans intégrer le contexte émotionnel ou organique, la prise en charge risque de rester incomplète… et donc inefficace à long terme.
Quand la douleur devient chronique : bug du système
À l’origine, la douleur est une alliée, mais lorsqu’elle persiste, elle devient un “bug” du système nerveux.
Un système nerveux en déséquilibre voit son seuil de tolérance à la douleur baisser : c’est le cas par exemple dans la fibromyalgie, où même un effleurement peut être perçu comme douloureux.
Causes possibles de ce dysfonctionnement :
- Terrain inflammatoire cellulaire (toxines, carences, acidose, stress oxydatif)
- Chocs émotionnels non résolus
- Sur-stimulation du système nerveux (stress chronique)
La vision chiropratique : aller à la source, pas au symptôme
En chiropraxie, on ne s’arrête pas à la douleur.
Notre approche vise à remonter à la cause du problème, dans les 90 % invisibles :
✔️ Ajuster la colonne vertébrale pour libérer les interférences nerveuses
✔️ Rééquilibrer le système nerveux autonome
✔️ Relancer la circulation de l’énergie et de l’information électrique
✔️ Permettre au corps de se réorganiser par lui-même
La douleur est alors vue comme une étape de régulation, un processus naturel de réinitialisation du système.
Le corps a besoin de se mettre à jour
Comme un ordinateur qui installe des mises à jour, le corps a besoin de faire le tri, de mettre à jour ses fonctions, de libérer ce qui bloque. La douleur peut accompagner ce processus, mais elle n’est pas la finalité.
| Ce qu’on croit | Ce qu’il faut comprendre |
|---|---|
| La douleur est un problème | La douleur est une information |
| Il faut vite l’éteindre | Il faut en décoder la cause |
| Pas de douleur = bonne santé | Pas forcément (l’absence de douleur ne veut rien dire) |
| Douleur chronique = fatalité | Douleur chronique = signal prolongé, souvent multifactoriel |
Conclusion : la douleur est une messagère, pas une ennemie
Il est temps de changer notre rapport à la douleur.
Plutôt que de la fuir ou la faire taire à tout prix, apprenons à la décrypter, à la relier à notre mode de vie, notre alimentation, nos émotions.
Et surtout, agissons à la source, avec des approches globales, naturelles et respectueuses du fonctionnement du corps.